Le Dossier Communiquant en Cancérologie (DCC) se modernise. Découvrez au travers de cette interview pourquoi une telle évolution et quels sont les avantages de cette nouvelle interface sécurisant les RCP et s’intégrant parfaitement au Ségur du numérique.


Notre premier DCC aurait eu 20 ans en 2027. Par cette refonte, il s’agissait pour nous de remplir plusieurs objectifs :
Nous faisons en sorte d’augmenter la qualité du service rendu par notre outil sans perdre nos utilisateurs qui étaient attachés à une certaine simplicité d’utilisation ; pour cela toutes les évolutions, qu’elles soient des améliorations nécessaires pour le service de partage d’informations ou d’ergonomie d’utilisation, ont été travaillés avec nos « clubs d’utilisateurs » avant d’être intégrées au cahier des charges fonctionnel.
Ainsi, nous gardons les modalités principales de gestion pré, per et post RCP en améliorant les modalités de service rendu aux coordonnateurs de RCP dont l’amélioration de l’ergonomie générale de l’outil et des écrans, de l’identification de la RCP et ses responsables, tableau de bord du suivi qualité de la RCP. Nous améliorons également le service rendu au correspondant de la RCP qui est le médecin référent du patient présentant un dossier pour avis : reprises de données dans la fiche RCP de présentation, envoi automatisé de l’avis rendu à ce médecin référent, et aux autres médecins qui concourent au parcours de soins dont le médecin traitant, via la Messagerie sécurisée de santé régionale, avec une réintégration des comptes-rendus de RCP dans leurs DPI.
Quand on parle d’histoire commune, il faut se rappeler que le réseau régional de cancérologie est un des fondateurs de SISRA-SARA, c’est notre organisation qui a conçu puis développé le DPPR (devenu DPR d’AURA) ; nous avons gardé une proximité avec les équipes du GRADES et ses dirigeants.
Notre SI régional et ses services sont une grande chance pour nous, parce que c’est un environnement favorable (identification utilisateurs, identification patient, messagerie) ; ces solutions étant portées par le GRADES, cela nous permet à ONCO AURA de nous concentrer sur les outils répondants plus précisément aux métiers et aux parcours de la cancérologie.
Bon à savoir : Au-delà de la cancérologie, l’ancien DCC mais aussi le nouveau sont utilisés par un grand nombre de RCP de réseaux interrégionaux de tumeurs et de maladie rares mais aussi par de nombreux staffs pluridisciplinaires interhospitaliers régionaux hors cancer car ces organisations sont souvent pilotées par des experts de notre région Auvergne-Rhône-Alpes.
Comment ce nouveau DCC s’articule-t-il avec les autres outils régionaux et nationaux ?
Notre région dispose déjà d’un DCC qui est parfaitement intégré à notre SI régional : identité patient, annuaire des professionnels de santé, messagerie sécurisée, etc. C’est le fruit d’une histoire commune entre ONCORA-ONCO AURA et SISRA-SARA. Notre nouveau DCC se déploie donc dans un environnement très favorable et nous faisons le suivi de ce projet en lien avec SARA bien sûr mais aussi les Hospices Civils de Lyon et l’équipe Easily et l’ARS ARA.
Sur le plan national, l’appel à projet INCa ANS DNS pour lequel notre région a été retenue, va nous permettre d’avancer en matière de respect des normes d’échanges améliorant l’interopérabilité avec les SI des établissements, et avec la plateforme nationale DMP. Cela pourra aussi nous permettre de travailler à la récupération des données d’autres DCC (par exemple pour l’oncopédiatrie où les organisations de RCP sont interrégionales), cela nous permettra enfin d’alimenter la plateforme de registre national du cancer qui est un des enjeux forts du deuxième quinquennat de la stratégie décennale cancer.